Même si la retraite vous semble encore très lointaine, cotiser à un REER offre plusieurs avantages. Et d’autant plus s’il s’agit d’un REER collectif.

Voici pourquoi!

Si votre entrée sur le marché du travail est relativement récente, vous vous demandez peut-être quel est l’intérêt pour vous de cotiser à un Régime enregistré d’épargne retraire (REER). En effet, vous avez sans doute bien d’autres projets en tête avant de commencer à épargner pour vos vieux jours!

Des arguments en sa faveur

Le REER présente pourtant plusieurs atouts, même à un jeune âge. En effet, il permet de générer des économies d’impôt, car les cotisations effectuées réduisent le revenu imposable, et donc les sommes à verser aux autorités fiscales. Dans certains cas, vous recevrez même un remboursement d’impôt lorsque vous produirez votre déclaration.

Autre avantage et non le moindre : il est possible d’utiliser les sommes épargnées dans votre REER pour acheter une propriété. Le Régime d’accession à la propriété (RAP) permet de retirer jusqu’à 60 000$ de ses REER, sans impôt, pour acquérir ou construire une première habitation.

Par ailleurs, grâce au Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP), vous pourriez retirer un maximum de 10 000 $ par an pour un plafond de 20 000 $ sur quatre ans, afin de financer votre retour aux études à temps plein ou celui de votre conjoint.

Dans les deux cas, vous devrez toutefois « vous rembourser » dans votre REER, et disposerez de plusieurs années – 15 ans pour le RAP et 10 pour le REEP – pour le faire.

Un super REER !

Le REER collectif offre les mêmes bénéfices et plus encore! Mis en place par l’employeur, il permet de regrouper les REER individuels des employés

Simon Houle, planificateur financier et secrétaire-trésorier d’ÉducÉpargne, explique que grâce à ce système, on peut généralement profiter de certaines économies d’échelle et de rabais au niveau des frais de placement. « La cotisation de l’employé est prélevée directement sur sa paye, générant ainsi un allègement fiscal immédiat, plutôt que de devoir attendre à la production de la déclaration de revenus », ajoute-t-il.

Mais ce n’est pas tout : sachez que beaucoup d’employeurs choisissent de contribuer également au REER de leurs employés en versant eux aussi des cotisations. C’est un peu comme si vous recevriez de l’argent gratuit, toute une aubaine! Ces montants vous appartiennent et demeureront dans votre REER même si vous quittez votre employeur.

Enfin, les cotisations s’effectuant automatiquement et étant directement prélevées sur votre paye avant qu’elle ne soit déposée dans votre compte, cela éloigne la tentation de dépenser cet argent et vous aide à établir de bonnes habitudes d’épargne pour la vie.

Le REER collectif présente quelques particularités à connaître :

  • C’est l’employeur qui choisit l’institution financière dans lequel est ouvert le REER collectif.
  • Renseignez-vous sur le plafond de cotisation de l’employeur. Bien souvent, il choisit d’égaler la cotisation de l’employé, mais peut aussi établir un pourcentage maximum sur le salaire. Par exemple, si vous gagnez 50 000 $ et que le plafond est fixé à 5%, il pourrait cotiser jusqu’à 2 500 $ par année à votre REER.
  • Pour maximiser vos gains, informez-vous sur le maximum cotisé par votre employeur et assurez-vous de verser au moins un montant équivalent. Rappelons que vous avez la possibilité de cotiser un maximum de 18 % du revenu de l’année précédente, avec un plafond annuel de 33 810 $ (2026).
  • Comme le REER individuel, le REER collectif permet habituellement d’avoir accès au RAP et au REEP. Mieux vaut toutefois s’en assurer avec votre employeur, car il peut exister des particularités.
  • Il ne faut pas confondre le REER collectif et le Régime volontaire d’épargne-retraite (RVER), qui est son « petit cousin » en quelque sorte, mais fonctionne différemment. Les entreprises de 5 employés et plus qui n’offrent pas de régime de retraite à leurs employés sont obligées de l’offrir, en revanche, l’employeur n’a pas à y cotiser.